No more heroes le test

Publié le par play-game

no-more-heroes-jaquette.jpg    No More Heroes est une expérience unique dans le monde du jeu, baignant dans une cullture moderne et respirant le manga ainsi que la  la cinéphilie... No more heroes offre enfin à la Wii un jeu du genre digne de ce nom, espérons que ce ne soit que le début d'une longue série... Attention ce jeu est réservé au plus de 16 ans!!

 

    Travis est un jeun homme comme tant d'autres, il passe ses journées à regarder des dessins animés japonais, à nourrir son chat et à soigner son look. Il habite dans un motel bas de gamme et ne le quitte que pour enfourcher son roadster et aller s'acheter les dernières fringues à la mode, où aller tuer 2,3 individus et c'est là que vous intervenez... En effet, l'acquisition d'un sabre laser acheté sur un site de vente aux enchères sur internet lui a permis dernièrement de se lancer dans la profession d'assassin. Le problème c'est que tuer des gens l'ennuie profondément... Une fille va trouver le remède à son problème. Il s'afit d'un agent vraiment canon qui fait partie l'United Assassins Association. Le contrat est simple, il doit finir meilleur assassin de Santa Destroy, pour l'instant il n'est que 11ème après son dernier contrat. Cela tombe bien Travis n'a pas envie de s'arrêter en si bon chemin, ne serait-ce que dans l'espoir de pouvoir passer une nuit avec la belle demoiselle rencontré au Death Match Bar. Il se met donc en tête de devenir le numéro 1 en éliminant les dix autres.nomhwi2.jpg

 

    No More Heroes est  donc organisé autour de dix chapitres, consacrés chacun à l'élimination d'un des dix tueurs à gages. Comme vous pouvez vous en douter chacun de ces dix assassins est un peu le "boss" final d'un niveau truffé de yakuzas à éliminer au préalable...  Chaque boss possède un style et une personnalité uniques inspiré d'univers aussi différent que Tarentino, la culture manga ou encore des comics americain...  Les affrontements sont des moments d'anthologie On regrettera par contre la disparition de l'aspect gore présent dans la version US du jeu, les démembrements et les gerbes de sang ayant disparu de cette version, remplacé par un style artistique très particulier....
Les développeurs ont profiter de cette disparition pour développer des effets rétro très stylés : les ennemis se dispersent dans une explosion de pixels avant de retomber en poussière sur le sol, ayant un côté très pop art, pendant que des pièces de monnaie sortent de leur corps pour aller rejoindre notre cagnotte. C'est à la fois insolite et nihiliste, décalé et jubilatoire.  Le style graphique de No More Heroes est un univers graphique a part entier qui une chose est sure ne laissera pas indifférent, avec son mélange de style pixelisé à base de pop art et de manga, ce qui donne un rendu comic-book 

    Suda 51 a réussi le tour de force d'exploiter de façon tout à fait concluante les capacités de la Wii : la jouabilité à la Wiimote et au Nunchuk ne souffre d'aucune critique, et est au centre d'un système de nomhwi079.jpgcombat à la fois simple et complet, mais surtout très dynamique. Travis disposant de plusieurs types d'attaques portées à l'aide de son katana laser,et bénéficie aussi de mouvements complémentaires destinés à se protéger ou à percer les défenses des ennemis : coup de pied, parade, esquive, prise de lutte...  Mais là où les combats deviennent particulièrement fun, c'est qu'on ne peut faire taire définitivement ses adversaires qu'au terme de finish moves facilement exécutables : il suffit de bouger la télécommande dans le sens indiqué par la flèche. Un gameplay aussi simple que grisant quand on commence à évoluer parmi les ennemis en enchaînant les coups fatals et en ne laissant plus que cendres derrière soi. Ceci dit, No More Heroes sait toujours rappeler le joueur à l'ordre en assaisonnant cette épopée meurtrière d'une bonne dose de dérision. En témoigne la façon de recharger votre sabre laser en agitant frénétiquement la Wiimote, tandis qu'à l'écran Travis prend une posture...

    Jusque-là, No More Heroes nous offre une prestation de haute volée, mais l'expérience de jeu incomparable qu'il procure se voit casser par un rythme cassé puisqu'entre chacun des dix chapitres, Travis doit déambuler dans Santa Destroy à la recherche de petits boulots pour financer son prochain combat. Il faut alors parcourir à pied ou en moto une ville aussi vaste que peu animée. Clairement, si les petits jobs légal (ramasser des noix de coco, tondre la pelouse...) se révèlent plutôt amusants et apportent la touche de dérision que l'on évoquait plus haut, il n'en est pas de même des missions d'assassinat qui sont rébarbatives et répétitives. On les réalises à contre coeur pour récupérer quelque pièce afin de les dépensers au coin d'une rue en tombant sur une boutique: magasin de vêtements, vidéoclub, fabrique d'armes, salle d'entraînement... Le jeu offre mille occasions de dilapider son argent, et Travis étant un flambeur et un grand conservateur pourra conserver dans sa chambre toutes les babioles accumulées. Il reste que ces phases en ville cassent terriblement la narration et le rythme intensif  du jeu.

    Si l'on ajoute à cet élément quelques problèmes de caméra particulièrement agaçants, on aura fait le tour des petits défaut du jeu.


    C'est pourquoi je conclurait comme jeux vidéo.com: No More Heroes est un vrai jeu d'auteur, radical et artistiquement engagé, qui ne plaira certainement pas à tous car il n'a rien du jeu vidéo parfait. Il n'empêche qu' il a tout pour devenir un titre-culte et se frayer une place à part dans le coeur des joueurs.


Mes notes:

graphisme: 16 (l'univers particulier de No more heroesdivisera, mais personellement j'adore ce style déjanté).

jouabilité: 18 (un gameplay et une prise en main simple...)

durée de vie: 13 ( l'aventure est un peu courte)

Bande son: 18 (La musique pop rock reste dans l'ambiance déjanté du jeu)

Scénario: 18 (Une histoire délirante et plaisante qui doit en grande partie à la personalité propre de chacun des boss, dommage que le scénario soit cassé par ces courses en villes)

Note générale: 17

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