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L'histoire de Fable
II se déroule 500 ans après celle du premier opus, et si la topographie des lieux et de nombreux détails évoquent évidemment ce lointain passé, il n'est pas nécessaire pour autant d'avoir
parcouru le vieil Albion pour partir à l'aventure...
modifiera sensiblement la manière dont les gens vous percevront.
La véritable aventure commence en fait à l'adolescence, car c'est là, enfin, que vous serez véritablement à même d'explorer Albion. L'univers
apparaît nettement plus vaste que dans le premier Fable, alternant les espaces ouverts et les zones plus confinées. L'exploration, même si elle est possible, reste toutefois très balisée et
relativement limitée. Néanmoins, Fable II propose une large variété de zones différentes avec pour seul point de lassitude les temps de chargement très long entre les différents points de la
carte... On appréciera notamment les différentes villes et villages, vastes et peuplés de nombreux marchands (qui malgré leur nombre, vendent plus ou moins les mêmes choses). Chaque bâtiment ou
commerce peut maintenant être visité, acheté, habité ou loué.
Il est également indispensable de mentionner le fait que le soft, malgré quelques bugs de collisions et pas mal de clipping, donne
véritablement vie à un somptueux univers. Albion est riche, vivant, incroyablement poétique et conserve de surcroît l'humour et la loufoquerie de son prédécesseur. La beauté des environnements
hurle la virtuosité des artistes de Lionhead en permanence. Les développeurs ont clairement souhaité nous immerger dans un autre monde. Cela passe d'ailleurs par quelques petites trouvailles
qu'on appréciera diversement. Dans Fable II, vous ne pourrez pas directement consulter de cartes. On pourra certes avoir un aperçu de la zone dans laquelle on se trouve en se rendant dans le
menu, mais les détails ne sont pas légion. Non, pour vous orienter, il faudra vous en remettre à une traînée de lumière censée vous indiquer le chemin vers votre prochain objectif.
Ainsi, lors de certaines séquences fortes en émotions, la bougresse disparaîtra tout simplement pour tenter de
vous désorienter. Ce système a néanmoins le mérite de rendre le jeu plus accessible au sens où
on ne se perdra jamais vraiment. Cela dit, en l'absence de map digne de ce nom, on tournera parfois en rond pour dénicher une auberge ou une boutique spécifique que rien ne désigne en dehors de
son écriteau. A vous donc de flâner et de retenir tant bien que mal la disposition des différentes échoppes, des échoppes où l'on vous proposera parfois du travail ou des articles en
promotion.
L'autre élément majeur destiné à impliquer le joueur dans l'aventure tient à la présence continue d'un chien. Loin de faire de la figuration, la petite bestiole peut être d'une aide précieuse pour peu que vous preniez le temps de l'éduquer convenablement. Pour ce faire, on cherchera à dénicher de nombreux ouvrages dédiés au dressage plus ou moins bien planqués à travers le monde. Associés à des expressions spécifiques, comme la punition, les félicitations, le jeu ou la récompense, on pourra faire de notre chien un compagnon parfait, capable de combattre comme de signaler la présence de trésors. Le chien, qu'il est aussi possible d'ignorer superbement, ne constitue pas un handicap et ne vous gêne jamais. Certes, il lui arrivera de se bloquer dans quelques recoins, mais il parviendra toujours à vous retrouver.
Concernant l'inventaire, auquel on accédera en appuyant sur start. une fois de plus un petit temps de chargement sera nécessaire, il faudra
encore une fois naviguer lentement dans les listes déroulantes et peu pratiques d'objets classés par type. Heureusement que la relative simplicité du jeu et le recours permanent à des actions
contextuelles limiteront un petit peu les allées et venues dans les menus.
Le système de combat s'avère lui aussi perfectible. Fable II pourtant, part d'un principe séduisant. En gros, les attaques de corps-à-corps ne s'effectuent qu'avec la seule touche X, mais celle-ci est utilisable à différents niveaux. En l'écrasant comme un sagouin, on peut tout à fait s'en tirer, mais en frappant avec rythme, on lance de nouvelles attaques. En maintenant la pression, on accède encore à un autre niveau de frappe et si on pousse jusqu'à jouer sur un timing assez serré, ce sont les mouvements de contre-attaques qui sortent. Outre les armes de mêlée, ce système s'applique aussi à la magie (Y) ou aux armes de lancer (B) tels que les arbalètes ou les fusils. Et il va de soi que toutes les combinaisons sont autorisées. De mini cut-scenes mettent en valeur les échanges les plus virils ou les mises à mort. Quoi qu'il en soit, cette approche à multiples niveaux n'a pas qu'un intérêt esthétique car l'usage d'attaques plus poussées va évidemment de paire avec des dégâts et donc un score plus élevé. Ainsi, si on peut venir à bout de ses ennemis en frappant sans chercher plus loin, le recours aux techniques plus avancées apportera plus d'expérience.
Mettez l'accent sur les armes de jets et vous gagnerez des points dans ce domaine particulier, ce qui vous permettra à terme d'obtenir de
nouvelles capacités de tireur. L'ennui, c'est que s'en tenir aux attaques de base suffit généralement à se débarrasser de n'importe qui. Fable II, dans son désir de s'afficher en tant que titre
unificateur, à même d'attirer un large public, se révèle d'une facilité déconcertante. Sachez que si les points de santé du héros chutent à zéro, il s'effondre au sol et en ressortira en portant
les stigmates de son échec : des
cicatrices qui pourront peut-être le rendre
repoussant et qui ne favoriseront pas vos relations avec la population, ou votre femme. Et vous perdrez au passage un peu d'expérience.
Et pourquoi ne pas tenter de rejoindre un autre joueur dans sa propre partie ? Fable II permet effectivement de retrouver un ami dans le monde qu'il aura lui-même façonné ou au contraire, de l'inviter dans votre propre fable. Une manière astucieuse de découvrir les nombreuses différences induites par des choix divergents. Il est également possible de jouer à deux sur une même console. Ainsi même si votre camarade n'a pas de personnage, il pourra néanmoins rejoindre la partie en incarnant un acolyte. Toutefois il est bon pour faire visiter votre univers à un ami mais pas pour jouer en coop, sinon votre bon vieux camarades risques de bien s'ennuyer... Fable II est une vraie réussite: esthétique, riche, intelligent,...
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