Xbox 360: Fable II le test

Publié le par play-game

L'histoire de Fable II se déroule 500 ans après celle du premier opus,  et si la topographie des lieux et de nombreux détails évoquent évidemment ce lointain passé, il n'est pas nécessaire pour autant d'avoir parcouru le vieil Albion pour partir à l'aventure...

J'insère le jeu dans le lecteur de ma bonne vieille Xbox, sur le menu je lance le jeu, petite musique mélancolique nous met d'entrée dans l'ambiance. Le menu principal nous offre évidemment l'opportunité de commencer notre partie et sans hésiter un seul instant je m'y lance...
 Pour commencer on a la possibilité d'incarner un personnage (garçon ou fille) et de le faire évoluer de son plus jeune âge jusqu'au terme de sa vie. Son évolution découlera directement de sa manière de vivre et des décisions qu'il prendra au cours de son existence. Il s'agira donc de décider du destin de votre personnage à plusieurs âges de sa vie. Tout d'abord, on survolera rapidement l'enfance du héros. On profitera alors d'un petit aperçu des mécanismes de Fable II, comme le fait que le jeu ne propose pas de cinématiques à proprement parler, mais des séquences in-game lors desquelles on pourra toujours continuer à agir. Enfin agir n'est peut-être pas le terme adéquat mais on pourra au moins manifester diverses émotions via un menu circulaire.
 A ce titre, notez que votre stock d'émotions s'étoffera au fil de votre progression et que leur utilisation modifiera sensiblement la manière dont les gens vous percevront.


La véritable aventure commence en fait à l'adolescence, car c'est là, enfin, que vous serez véritablement à même d'explorer Albion. L'univers apparaît nettement plus vaste que dans le premier Fable, alternant les espaces ouverts et les zones plus confinées.  L'exploration, même si elle est possible, reste toutefois très balisée et relativement limitée. Néanmoins, Fable II propose une large variété de zones différentes avec pour seul point de lassitude les temps de chargement très long entre les différents points de la carte... On appréciera notamment les différentes villes et villages, vastes et peuplés de nombreux marchands (qui malgré leur nombre, vendent plus ou moins les mêmes choses). Chaque bâtiment ou commerce peut maintenant être visité, acheté, habité ou loué.



Il est également indispensable de mentionner le fait que le soft, malgré quelques bugs de collisions et pas mal de clipping, donne véritablement vie à un somptueux univers. Albion est riche, vivant, incroyablement poétique et conserve de surcroît l'humour et la loufoquerie de son prédécesseur. La beauté des environnements hurle la virtuosité des artistes de Lionhead en permanence. Les développeurs ont clairement souhaité nous immerger dans un autre monde. Cela passe d'ailleurs par quelques petites trouvailles qu'on appréciera diversement. Dans Fable II, vous ne pourrez pas directement consulter de cartes. On pourra certes avoir un aperçu de la zone dans laquelle on se trouve en se rendant dans le menu, mais les détails ne sont pas légion. Non, pour vous orienter, il faudra vous en remettre à une traînée de lumière censée vous indiquer le chemin vers votre prochain objectif.

Ainsi, lors de certaines séquences fortes en émotions, la bougresse disparaîtra tout simplement pour tenter de vous désorienter. Ce système a néanmoins le mérite de rendre le jeu plus accessible au sens où on ne se perdra jamais vraiment. Cela dit, en l'absence de map digne de ce nom, on tournera parfois en rond pour dénicher une auberge ou une boutique spécifique que rien ne désigne en dehors de son écriteau. A vous donc de flâner et de retenir tant bien que mal la disposition des différentes échoppes, des échoppes où l'on vous proposera parfois du travail ou des articles en promotion.


L'autre élément majeur destiné à impliquer le joueur dans l'aventure tient à la présence continue d'un chien. Loin de faire de la figuration, la petite bestiole peut être d'une aide précieuse pour peu que vous preniez le temps de l'éduquer convenablement. Pour ce faire, on cherchera à dénicher de nombreux ouvrages dédiés au dressage plus ou moins bien planqués à travers le monde. Associés à des expressions spécifiques, comme la punition, les félicitations, le jeu ou la récompense, on pourra faire de notre chien un compagnon parfait, capable de combattre comme de signaler la présence de trésors. Le chien, qu'il est aussi possible d'ignorer superbement, ne constitue pas un handicap et ne vous gêne jamais. Certes, il lui arrivera de se bloquer dans quelques recoins, mais il parviendra toujours à vous retrouver.

Concernant l'inventaire, auquel on accédera en appuyant sur start. une fois de plus un petit temps de chargement sera nécessaire, il faudra encore une fois naviguer lentement dans les listes déroulantes et peu pratiques d'objets classés par type. Heureusement que la relative simplicité du jeu et le recours permanent à des actions contextuelles limiteront un petit peu les allées et venues dans les menus.


Le système de combat s'avère lui aussi perfectible. Fable II pourtant, part d'un principe séduisant. En gros, les attaques de corps-à-corps ne s'effectuent qu'avec la seule touche X, mais celle-ci est utilisable à différents niveaux. En l'écrasant comme un sagouin, on peut tout à fait s'en tirer, mais en frappant avec rythme, on lance de nouvelles attaques. En maintenant la pression, on accède encore à un autre niveau de frappe et si on pousse jusqu'à jouer sur un timing assez serré, ce sont les mouvements de contre-attaques qui sortent. Outre les armes de mêlée, ce système s'applique aussi à la magie (Y) ou aux armes de lancer (B) tels que les arbalètes ou les fusils. Et il va de soi que toutes les combinaisons sont autorisées. De mini cut-scenes mettent en valeur les échanges les plus virils ou les mises à mort. Quoi qu'il en soit, cette approche à multiples niveaux n'a pas qu'un intérêt esthétique car l'usage d'attaques plus poussées va évidemment de paire avec des dégâts et donc un score plus élevé. Ainsi, si on peut venir à bout de ses ennemis en frappant sans chercher plus loin, le recours aux techniques plus avancées apportera plus d'expérience.



Mettez l'accent sur les armes de jets et vous gagnerez des points dans ce domaine particulier, ce qui vous permettra à terme d'obtenir de nouvelles capacités de tireur. L'ennui, c'est que s'en tenir aux attaques de base suffit généralement à se débarrasser de n'importe qui. Fable II, dans son désir de s'afficher en tant que titre unificateur, à même d'attirer un large public, se révèle d'une facilité déconcertante. Sachez que si les points de santé du héros chutent à zéro, il s'effondre au sol et en ressortira en portant les stigmates de son échec : des cicatrices qui pourront peut-être le rendre repoussant et qui ne favoriseront pas vos relations avec la population, ou votre femme. Et vous perdrez au passage un peu d'expérience.


Et pourquoi ne pas tenter de rejoindre un autre joueur dans sa propre partie ? Fable II permet effectivement de retrouver un ami dans le monde qu'il aura lui-même façonné ou au contraire, de l'inviter dans votre propre fable. Une manière astucieuse de découvrir les nombreuses différences induites par des choix divergents. Il est également possible de jouer à deux sur une même console. Ainsi même si votre camarade n'a pas de personnage, il pourra néanmoins rejoindre la partie en incarnant un acolyte. Toutefois il est bon pour faire visiter votre univers à un ami mais pas pour jouer en coop, sinon votre bon vieux camarades risques de bien s'ennuyer... Fable II est une vraie réussite:  esthétique, riche, intelligent,...


Mes notes:

Graphismes: 18/20 (esthétiquement très beau, le jeu nous plonges dans un univers fantastique).

Jouabilité: 15/20 (Le gameplay est réussi, même si la circulation dans les menus peut parfois être compliqué, et la carte pas vraiment très clair, Fable II vous permettra également de flirter dans les mondes, ce qui pose un gros problème c'est les temps de chargement).

Durée de vie: 17/20 (Le temps de flaner un peu et votre durée de vie devient très longue, le soft offre une multitude de quête secondaire)

Bande Son: 17/20 (beaucoup de thème riche, proche du premier opus, les mélancolies sont enchanteresque et s'accouplent très bien au jeu)

Scénario: 15/20 (un scénario réussi offrant de belle perspective et une personalisation de l'histoire et de l'aspect de votre personnage en fonction de vos choix...)

Note Générale: 16.4

Publié dans Xbox 360

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