Xbox 360: Resident Evil 5, le test

Publié le par play-game

Avec Resident Evil 5, Capcom démontre à nouveau qu'elle sait produire de bonne suite à ses célèbres séries. Si cet épisode ne manque pas de qualités tout en se montrant bien supérieur à la plupart des jeux d'action de la machine, il donne également la désagréable impression d'un peut mieux faire comparé à un Gears of Wars par exemple. 


On le sait depuis longtemps, les développements sur next-gen coûtent cher, très cher. De fait, les prises de risque, surtout en cette période de crise, restent minimes, les éditeurs/développeurs préférant miser sur les valeurs sûres quitte à sortir un produit formaté sans cette petite étincelle d'originalité censée raviver la flamme du plaisir. Resident Evil 5 est assurément de ceux-là, pas vraiment de surprise sur le jeu vous retrouvez tous les éléments classique de la série Resident Evil. Toutefois le savoir-faire de Capcom est toujours présent, on peut difficilement critiquer la montée en puissance de l'oeuvre, rythmée par des affrontements dantesques ou des passages délicieusement éprouvants. Du coup, le paradoxe veut qu'on apprécie le jeu tout en pointant du doigt Capcom qui s'est à nouveau évertué à faire du neuf avec du vieux.


La première conséquence de ce manque d'ambition concerne directement le lieu de l'action, l'Afrique, qui est finalement peu utilisé afin d'introduire des situations originales. Finallement d'africain en dehors de quelque décors, qui sont somptueux, et de la population locale qu'il va falloir zigouiller, le fait de placer l'histoire n'apporte pas de plus au jeux. On se dit rapidement que RE 5 aurait pu se passer n'importe où dans le monde pour un résultat plus ou moins similaire vu que le mode d'infection passe à nouveau par les fameux Plagas, sortes de crevettes mutantes issues du précédent volet. L'histoire, donc, malgré des fantômes issus du passé, s'avère décevante, la société Umbrella étant simplement remplacée au pied levé par la multinationale Tricell. Si on se gardera bien de trop en révéler, disons que les seconds couteaux sont effacés, traités comme de la chaire à canon et que les ambitions mégalomaniaques d'un Wesker sous-exploité font écho à celles de la plupart des méchants d'opérette. Pouvoir, domination, sélection naturelle, tout se rejoint dans un final intéressant mais trop classique...

 

Le seul véritable apport scénaristique de Resident Evil 5 est d'amener un nouveau personnage: Sheva Alomar avec laquelle vous aurez le plaisir de cohabiter pendant une quinzaine d'heures. A ce sujet, signalons que la durée de vie de cet épisode, légèrement inférieure à celle de RE 4, profite d'un bon potentiel de rejouabilité, surtout si vous désirez débloquer tous les modes de jeu ou bonus comme des dossiers ou figurines de chaque ennemi rencontré. L'apport de cette demoiselle n'est pas dénoué d'intérêt car il permet de disposer de multijoueur sous trois formes : online, multiconsole ou splitté. Un petit plus non négligeable car si l'IA s'avère correcte, l'aventure en coopération reste bien plus vivante qu'en solo. Malheureusement, on signalera un mode splitté bien foireux qui reprend l'idée stupide du coop de Call of Duty 5 consistant à proposer un split screen stylisé mais nous bouffant plus d'1/3 de l'écran. Ce qui a le don d'agacer...

Dans tous les cas, ce mode coopératif reprend quelques idées du Partner System de Resident Evil Zero. Il sera par exemple permis de s'échanger des items, des armes ou des munitions. Seul remarque, il est impossible de sélectionner un nombre de balles précis alors que le Zero le permettait. Toutefois, ceci n'est pas vraiment un problème puisque après quelques heures de jeu, vous aurez tôt fait d'avoir des armes différentes pour faire face aux diffèrent types d'ennemis. Là-dessus, RE 5 envoie du lourd avec les inévitables magnum bazooka, lance-grenades auxquels on rajoutera un arc, plusieurs types de mitraillettes ou une matraque électrique quand vous n'avez plus de munition sa peut servir...


Habile transition pour vous offrir quelques mots sur le bestiaire qui, tout en singeant celui de son aïeul, offre quand même quelques monstres fort impressionnants ou des hostiles bien typés. Ceci dit, les ennemis renvoient quasiment tous à ceux de Resident Evil 4 exception faite des chiens, hyènes, crocodiles ou boss bien évidemment. L'influence, Gears of War, elle, se fera davantage ressentir lors de l'utilisation d'une arme à visée laser, reliée à un satellite et permettant l'envoi d'un rayon de la mort sur votre cible. Petite déception donc même si l'absence de surprise cède sa place à un bon paquet de morceaux de bravoure, surtout lorsqu'on se retrouve dans un espace cloisonné infesté de Lickers évolués et qui plus est extrêmement résistants. C'est d'ailleurs dans ces moments-là qu'on s'énerve devant une jouabilité bien trop lourde surtout après la claque Dead Space. Si on se souvient tous de la bonne blague de Capcom évoquant le désormais mythique "réajustement mental", on penchera plutôt pour un bon gros foutage de gueule. Le problème est qu'on ne comprend absolument pas la façon de penser des développeurs puisque pour la première fois dans l'histoire de la série, on peut se déplacer de deux manières différentes.

Les vieux de la vieille seront heureux  de retrouver la maniabilité d'un trois tonnes avec un personnage se déplaçant avec la grâce d'un pachyderme ayant abusé des cacahouètes. Pour le coup, rien ne change, on se déplace avec le stick gauche, on avance en appuyant sur un bouton, etc. Le second mode de déplacement s'articule autour de la gestion des deux sticks, le gauche servant à tourner, le droit à bouger, straffer. Super s'exclamera l'amateur éclairé sauf qu'une fois de plus, on ne peut pas tirer en bougeant. Honteux surtout quand on songe à la souplesse du gameplay de Dead Space  une fois de plus. Rageant ensuite quand on doit constamment courir, effectuer un retournement à 180°, passer en mode visée et tirer. Bref, il est difficile de savoir pourquoi Capcom n'a pas inclus cette nouveauté  réclamée par tous les joueurs.

Finalement, tout en restant un bon jeu, Resident Evil 5 n'arrive nullement à surpasser son modèle. Ironiquement, c'est dans ces instants qu'on se rend compte que la technicité d'une oeuvre ne prévaudra jamais sur le génie d'une mise en scène. De fait, l'affrontement avec El Gigante façon RE 5, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, demeure beaucoup plus figé que celui de RE 4 sachant qu'on nous demande uniquement de rester campé sur nos positions, derrière une mitraillette lourde, tout en arrosant le barbu. Cette constatation vaut également pour l'achat d'objets pensé comme une sorte de briefing entre deux missions et ne s'intégrant plus du tout à l'aventure comme c'était le cas dans le précédent épisode. Néanmoins, on pourra toujours acheter des armes ou les améliorer (si tant est qu'on ne les ai pas trouvées dans un niveau composant les six chapitres de l'aventure), opter pour des sprays, des gilets, etc. Du coup, prenez le temps d'écumer les stages en recherchant les objets de valeur ou les piéces d'or qui vous serviront ensuite pour acheter ces armes ou les améliorés. 

On peut donc le redire Capcom fait du neuf avec du vieux, et si il veut pas voir sa série perdre de son aura, il va être temps que la firme japonaise pense à évoluer. il n'empêche que Resident Evil 5 reste un excellent jeu dans sa catégorie, et bien supérieur à la moyenne des jeux. Soyons optimiste et pensons que le 6 verra ses développeurs enfin prendre le bon wagon...

Mes notes:

Graphismes: 17/20 (Un des points forts du jeu à n'en pas douter, Capcom a su mettre les petits plats dans les grands, exploitant parfaitement les capacités de la machine).

Jouabilité: 14/20 (La jouabilité ne reboutera pas les connaisseurs de la série, elle est des plus classique, on apprécie l'apport de Sheva notamment pour les différentes version du multijoueur, a savoir en coopération sur une console ou via internet entre autre).

Durée de vie: 15/20 (Une douzaine d'heure pour faire l'aventure, mais on hésitera pas à y remettre son nez une deuxième fois pour aller chercher des armes, des figurines ou rapports... 
).

Bande Son: 16/20 (Les mélodies passent bien et soutienne convenablement l'action. Les doublages américains sont plutôt réussi)

Scénario: 10/20 ( Trop classique, l'histoire ne tire pas assez de son arrivé sur le sol africain et du retour de Wesker, vous retrouvez les éléments habituels d'un resident evil sans le petit plus qui fait la différence).


Note Générale: 15

Publié dans Test

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ultimafire 06/07/2009 10:45

tré bon jeu rien na dire mais 15 c faible je tinvite a regardes mon blog est a i mettre des com ^^