Xbox 360: Prince of Persia, le test

Publié le par play-game

Depuis deux décennies Prince of persia nous emporte dans le monde féérique des milles et une nuit... Voici un nouveaux prince qui nous entraîne à la découverte de sa propre légende, au travers de ce voyage poétique, esthétique et artistique...


Errant sur une terre enracinée dans la mythologie Perse, celui qui nous apparaît comme étant le nouveau "prince" est le témoin d'un acte irréversible qui marque la renaissance d'Ahriman, le seigneur du mal et de la destruction. Alors qu'il cherche son âne, notre héro fait la rencontre de Erika jeune princesse perse, avec qui il assiste impuissant à la destruction de l'Arbre de  Vie et à la libération de la Corruption, matérialisée par une substance noire qui se déverse aux quatre coins du royaume, contaminant à la fois la terre et les êtres qui la peuplent. Dès lors, le prince n'a d'autre choix que de purifier un à un tous les sites qui ont été touchés par la Corruption, et pour cela vous allez devoir partir à la conquête de ces terres avec l'aide de votre nouvelle amie, qui n'est rien d'autre que la fille du roi responsable de ce chaos...


Votre quête consiste donc à partir explorer chacun des territoires touchés par la Corruption dans le but d'atteindre leur noyau pour qu'Elika le purifie à l'aide de ses mystérieux pouvoirs. Le royaume étant découpé en quatre régions protégées par des gardiens dévoués à la cause d'Ahriman, le duo doit également repousser ces êtres maléfiques en les combattant à plusieurs reprises, jusqu'à les anéantir définitivement dans leurs repaire. Chaque région dispose de ses boss, et la noirceur de ces quatre boss récurrents nous fait presque oublier l'absence quasi-totale d'autres ennemis à affronter durant cette nouvelle épopée.


La propagande annonçait un monde ouvert et c'est effectivement le cas dans le sens où l'ensemble des 25 zones du jeu sont reliées les unes aux autres sans qu'il n'y ait la moindre scission ou transition, constituant un monde extrêmement vaste qui comporte de nombreux embranchements. Ces zones peuvent d'ailleurs être explorées dans n'importe quelle ordre, et pour passer facilement d'un point à un autre sans avoir à crapahuter durant des heures dans des environnements déjà connus, la carte permet de se téléporter instantanément entre les endroits qui ont déjà été purifiés par Elika. Les niveaux en eux-mêmes n'étant pas toujours très vastes, on progresse assez rapidement, mais la durée de vie est rallongée par la nécessité d'aller chercher un maximum de sphères de lumière pour débloquer l'accès aux niveaux suivants. Cette contrainte force le joueur à prolonger nécessairement son exploration pour ne pas avoir à revenir par la suite chercher les orbes laissés en arrière. Par ailleurs, quelques énigmes, très rares, surviennent lorsqu'on les attend le moins et nous coupent parfois dans notre élan pour nous pousser à la réflexion. Ce qui pour certains sera certainement très repoussif mais qui pour les puristes de la série reviendrait à un sacrilège de ne pas intégrer d'énigme.


Si certains choix de gameplay pourront diviser l'opinion des joueurs, le caractère époustouflant de la réalisation devrait en revanche mettre tout le monde d'accord sur la très grande qualité graphique de cet épisode. Sans perdre de vue l'influence originale de la licence Prince of Persia et son ambiance "Mille et Une Nuits", l'oeuvre, car il s'agit d'une oeuvre est davantage ancré dans la magie et la fantaisie que les trois opus précédent. Le style artwork est unique et revient à un jeu de qualité artistique très poussé. Le résultat est efficace , les mouvements des personnages étant plus esthétiques que jamais, tandis que les paysages grandioses s'étendent à perte de vue. La mise en scène très cinématographique des combats, s'appuie sur un grand nombre d'actions contextuelles, rendant les combats très beau.


Le prince gagne aussi en charisme et n'hésite plus à s'exprimer pour se plaindre ou pour jouer les fanfarons, sans jamais se départir d'une petite pointe d'ironie qui colle bien à sa nouvelle image. Ses origines n'ont, à première vue, pas grand-chose de noble, l'homme étant plutôt du genre vagabond dépourvu d'attache et toujours prompt à chercher la bagarre. A ses côtés, la princesse Elika a tout d'une dame de sang royal. Opposée à son père qui est tout de même le responsable du déversement de la Corruption à travers le royaume, la demoiselle prend sa quête très au sérieux et n'hésite pas à payer de sa personne pour donner au prince ce qui lui fait cruellement défaut : des pouvoirs magiques. Celui-ci n'étant pas en mesure de remonter le temps, Elika se fait un devoir de lui tendre la main chaque fois que sa mort semble inéluctable. Cette solution remplace le système de checkpoint, avec avantage de repartir sur l'obstacle qui s'oppose à nous, mais ce côté enlève finallement un aspect du jeu qui nous poussent a faire attention sous risque de Game Over, puisqu'ici le Game OVer n'existe pas. Ce checkpoint omniprésent permet de progresser plus facilement et  s'inscrit dans l'optique avouée de rendre la série plus accessible au grand public.


Les concepteurs ont ainsi clairement affiché leur volonté de proposer un soft qui puisse être apprécié de tous sans requérir nécessairement une grande pratique du jeu vidéo. La plupart des mouvements sont donc relativement assistés, au point qu'il suffit généralement d'orienter simplement sa direction et d'interagir au bon moment pour que le prince fasse exactement ce qu'on attend de lui sans dévier du parcours prévu. En plus des traditionnels sauts autour des barres fixes et des courses sur les murs, le prince est désormais capable d'évoluer au plafond en s'accrochant à l'aide de son gantelet métallique pourvu de griffes pour ensuite prendre appui sur des anneaux fixés en hauteur. Ses griffes lui permettent aussi de se laisser glisser en contrebas ou à l'inverse de prendre une impulsion vers le haut afin de se propulser vers une corniche. Enfin, des dalles de magie peuvent, une fois activées, vous permettre de voler dans les airs vers d'autres portions du niveau...


Que l'on apprécie ou non ce nouveau gameplay, le résultat n'en reste pas moins impressionnant à regarder et agréablement intuitif à prendre en main, même si on ne stresse plus de peur de louper un saut à la vue d'une longue séquence de pure plate-forme. Dans le même ordre d'idées, on peut regretter que les pièges soient aussi peu nombreux et que les parcours acrobatiques ne parviennent jamais vraiment à se renouveler en dépit des changements d'environnement. L'action est très nettement mise en retrait dans cet épisode. La progression n'est que rarement interrompue par un affrontement, celui-ci pouvant parfois même être évité si vous arrivez assez vite pour anéantir la zone de Corruption avant que l'ennemi n'apparaisse. Les concepteurs ont également pris le parti d'abandonner les combats contre des hordes d'ennemis pour proposer uniquement des duels en un contre un. Ce qui retire dans la pratique des connaisseurs ce plaisir de combat furieux pour l'emporter et qui permettait une belle montée d'adrénaline.

Dans cet opus, les duels sont en effet plus attentistes, plus axés sur le timing, le joueur ne pouvant faire aboutir une attaque qu'à la condition absolue de réussir un contre. Autrement dit, vous devez parvenir à parer au bon moment pour déséquilibrer votre adversaire et avoir ensuite le temps de contre-attaquer. Inutile de dire que vous devez alors profiter au mieux de cet instant pour placer un enchaînement de coups à rallonge, car plus votre combo sera long, plus il infligera de dégâts. Vous êtes alors libre de chorégraphier cet enchaînement à votre guise, en alternant dans l'ordre que vous voulez les frappes à l'épée, les attaques au gantelet, les mouvements acrobatiques qui projettent l'ennemi dans les airs et les assauts magiques d'Elika. En progressant dans le jeu, vos adversaires vous compliqueront la tâche en changeant d'état, ce qui vous obligera à recourir à un type d'attaque bien précis pour les neutraliser. Au final, même si cette nouvelle approche des combats se révèle assez déroutante dans un premier temps, elle révèle son efficacité une fois le système de contre assimilé et a le mérite de faire preuve d'une certaine subtilité....



 

Mes notes:

Graphismes: 19/20 (Le style artwork est tout simplement magnifique, et l'ambiance poétique, font du jeu, juste à ce niveau là un chef d'oeuvre).

Jouabilité: 15/20 (Le gameplay est très simple, peut-être trop simplifié,la notion de timing prend un sens à part, le jeu s'est concentré sur des duels un contre un et c'est regrettable).

Durée de vie: 15/20 (25 zones à découvrir, et toutes les zones étant reliés entre elle, font que le monde est très vaste, ensuite la durée que vous mettrez à réaliser l'aventure dépend surtout de la vitesse à laquelle vous jouez, tout du moins il s'agit d'un sacrilège de ne pas profiter de l'univers offert par le jeu).

Bande Son: 16/20 (L'environnement sonore soutient bien l'action, la musique s'adapte au situation et instaure une atmosphère différente en fonction des régions. Les voix françaises sont réussis).

Scénario: 15/20
  (Pour ceux qui connaissent les opus précédent, cet opus n'a rien à voir avec la trilogie des Sables du Temps. Sans perdre l'ambiance générale "mille et une nuit" de la série", le jeu se veut davantage magique et fantaisiste, proposant une approche poétique et artistique. On regrettera le manque d'intervenant, et le déroulement prévisible et redondant dût à la quête de purification).

Note Générale: 14.5
 

Publié dans Test

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No-Life 09/06/2009 03:12

je trouve que c'est le plus ratée de la série et savoir que les prochains seront pareil que celui la me donne déjà pas trop envie!!!

Thomas 17/05/2009 01:30

A ce que j'ai pu en voir chez un ami, le jeu m'a bien plu ^^